Un conseiller financier peut vous aider à atteindre vos objectifs majeurs

Par Carla Wintersgill, Toronto Star

Rencontrer un conseiller financier me paraît si intime.

Enfermés dans une chemise sont les dossiers de mes secrets financiers les plus inavouables : de misérables contributions à mon REER, de maigres économies, une facture de carte de crédit hypertrophiée, une dette étudiante écrasante.

Je suis gênée de les montrer.

« La nervosité est toute naturelle », assure Jeanette Brox, une conseillère financière principale du Groupe Investors.

Mme Brox n’est pas là pour juger. Elle collabore avec ses clients afin d’établir leurs priorités financières et de créer un plan qui facilitera leur concrétisation.

Quant à moi, j’ai besoin de conseils. Ma vie a beaucoup changé depuis l’année dernière. J’ai achevé les études supérieures, j’ai décroché un vrai emploi offrant des avantages sociaux et mes grands-parents sont décédés, me léguant un héritage.

Il existe aussi une autre raison pour laquelle je recherche des conseils professionnels : un récent rapport de l’Institut des fonds d’investissement du Canada a démontré que les investisseurs qui recrutent l’aide de conseillers financiers possèdent un actif total trois fois plus élevé que celui des investisseurs non conseillés.

Et ce n’est pas simplement que les riches s’enrichissent. L’écart d’actif total entre ceux qui recrutent les services d’un conseiller et ceux qui s’en passent parcourt tous les groupes d’âge et toutes les tranches de revenus.

Pourquoi? Il y a de fortes chances que ceux qui collaborent avec un conseiller mettent au point un plan financier, qu’ils adoptent une approche disciplinée à l’épargne et qu’ils évitent les erreurs d’investissement.

« L’intelligence et la richesse sont facultatives pour utiliser les services d’un conseiller », affirme Brox. Souvent, ceux-ci sont gratuits pour les clients de leur institution financière.

D’après Brox, ma jeunesse constitue mon plus grand atout financier. Le temps joue en ma faveur pour que j’atteigne mes trois objectifs principaux : rembourser mes prêts étudiants, mettre de côté une mise de fonds pour l’achat d’une maison et épargner pour la retraite.

Ensemble, nous passons en revue mes finances. Brox m’explique que je dois cesser de reporter un solde à mon compte Visa. Elle recommande d’utiliser l’argent disponible de ma ligne de crédit pour m’acquitter de la dette de ma carte de crédit à intérêt élevé.

Ensuite, nous nous concentrons sur ma dette étudiante. Brox me déconseille de consolider mes prêts. En les gardant au gouvernement, je peux faire déduire l’intérêt de ma déclaration de revenus.

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Au fur et à mesure que je rembourse mes prêts étudiants, je devrais continuer de contribuer à mon REER, selon Brox. Bien qu’il puisse être tentant de canaliser toutes mes ressources vers le remboursement de la dette, je serais ainsi privée de la magie des intérêts composés pour faire fructifier mes économies.

En ce moment, je dépose 200 $ par paie dans un fonds équilibré. Brox affirme qu’il s’agit d’un investissement approprié à un débutant. Afin de m’assurer de continuer de verser ma cotisation, je devrais établir des retraits bimensuels automatiques.

Jusqu’ici, tout va bien.

Je mentionne l’héritage de ma grand-mère. Je demande à Brox si je devrais l’utiliser pour la mise de fonds ou pour la dette. Sans hésiter, Brox s’enquiert de la stabilité de ma relation amoureuse. La question a beau être indiscrète, elle est fondée. Si l’argent sert à rembourser ma dette, il ne concerne que moi. Cependant, s’il sert à payer une mise de fonds, il devient le nôtre et devra être partagé en cas de rupture.

J’assure à Brox que mon copain et moi sommes faits pour durer. Néanmoins, elle ne répond pas à ma question, mais me demande plutôt mon avis.

Brox ne dicte pas quoi faire à ses clients avec leur propre argent. Elle souhaite que je prenne moi-même les décisions financières, à l’aide de ses conseils.

Astuces pour collaborer avec un conseiller financier

Recherchez un planificateur financier agréé : le Financial Planning Standards Council réglemente les activités des conseillers qui doivent passer un examen pour recevoir l’agrément.

Trouvez quelqu’un avec qui vous vous sentez à l’aise : parler d’argent peut être un processus très intime.

Si le courant ne passe pas entre votre conseiller et vous, trouvez quelqu’un d’autre.

Les couples devraient consulter un conseiller ensemble : même si vos comptes bancaires sont séparés, il est important que les couples à long terme discutent ouvertement de leurs finances et de leurs objectifs.

Faites le bilan chaque année : passez l’année en revue avec votre conseiller pour vous assurer que vous êtes sur la bonne voie. Retournez le voir en cas de tout changement, tel qu’une promotion ou la naissance d’un bébé.

Première publication dans le Toronto Star 19 janvier 2012.

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