Comment profiter au maximum de votre compte d’épargne libre d’impôt

Par Susan Down, Toronto Star

De temps en temps, le gouvernement vous propose un petit allègement fiscal. Cela n’arrive pas très souvent, donc vaut mieux saisir l’occasion lorsqu’elle se présente.

En 2009, le gouvernement fédéral a lancé le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) en fixant la cotisation maximale annuelle à 5 000 $. En décembre 2012, il a annoncé que la limite serait portée à 5 500 $ en janvier 2013.

Les CELI offrent une bonne façon d’économiser. Voici dix choses que vous devriez savoir sur ces comptes :

1. Quel est le principe du CELI ?

Il est plus facile de décrire le CELI, lancé en janvier 2009, en expliquant ce qu’il n’est pas.

Contrairement à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER), les cotisations ne sont pas déductibles du revenu imposable. Vous déposez donc des fonds après impôt dans votre CELI, mais vous pouvez les retirer sans payer d’impôt. Lorsque vous cotisez à un REER, vous bénéficiez d’une déduction fiscale, mais les fonds retirés plus tard sont imposables. Le compte d’épargne libre d’impôt, comme son nom l’indique, est donc un paradis de l’épargne libre d’impôt plutôt qu’un abri fiscal à imposition différée.

2. Libre d’impôt à vie

Vous ne paierez jamais d’impôt sur les fonds détenus dans votre CELI, donc vous pouvez investir dans des instruments productifs d’intérêt, comme des fonds d’obligations et des certificats de placement garanti (CPG), ou opter pour des valeurs de croissance, comme les actions. Vous ne pouvez déduire les intérêts sur les fonds empruntés pour investir dans un CELI, mais ce compte offre d’autres avantages intéressants. Lorsque vous retirez l’argent de votre compte, cette somme demeure non imposable et n’est pas incluse dans la catégorie de gains qui sert à déterminer votre admissibilité aux programmes de soutien du revenu.

3. Placements admissibles

Toutes sortes de placements peuvent être détenues dans un CELI, des CPG aux prêts hypothécaires. En plus de déposer des fonds pour acheter des placements, vous pouvez effectuer des cotisations « en biens » en transférant à un CELI des actions et des fonds communs de placement que vous possédez déjà. La règle est qu’il doit s’agir d’un placement sans lien de dépendance (par exemple, les dettes personnelles ne sont pas admissibles). Vous devez ouvrir un CELI dans une institution financière, mais vous pouvez opter pour un compte autogéré.

genworth_financial_postimage_CELI
4. Attention aux cotisations en trop

Vous pouvez reporter vos droits de cotisation inutilisés à l’année suivante, mais faites attention. De nombreux Canadiens ne comprennent pas bien les règles et encourent une pénalité. Ils retirent de l’argent de leur compte d’épargne libre d’impôt en janvier, par exemple, puis le redéposent en juin. Ils sont abasourdis d’apprendre que les fonds redéposés sont considérés comme un paiement en double et assujettis à une pénalité fiscale élevée.

5. Économisez… encore et encore

Si vous avez besoin d’argent de poche, allez-y, servez-vous. Le montant retiré vous donne droit à une cotisation égale l’année suivante. Donc, supposons que vous utilisez 3 000 $ pour aller en vacances, vous pourrez verser ce même montant (en plus de la cotisation maximale) à votre compte d’épargne libre d’impôt l’année suivante. Soyez toutefois prudent de ne pas redéposer les fonds durant la même année civile.

6. Cotisations reportées

Vous pouvez vous prévaloir de vos droits de cotisation inutilisés en tout temps au cours de votre vie. Vous êtes peut-être de ceux qui ont commencé à épargner tôt (il faut avoir plus de 18 ans), même si votre revenu ne vous permet pas de mettre le montant maximal de côté chaque année. Avec un CELI, vous pouvez être récompensé pour votre procrastination en augmentant vos cotisations plus tard. Il n’y a pas d’âge maximal pour cotiser à un CELI, contrairement aux REER qui obligent à arrêter à 71 ans.

7. Faites cadeau d’un CELI

Faites une surprise à quelqu’un en lui offrant une cotisation à un CELI. Cela ne vous procure aucun avantage fiscal, mais cela n’a aucun effet sur votre plafond de cotisation non plus. Et le cadeau durera plus longtemps que des fleurs. De plus, votre conjoint peut être nommé comme bénéficiaire de votre compte après votre décès.

8. Le pouvoir de la capitalisation

Les conseillers en placements adorent les tableaux qui montrent qu’en mettant quelques dollars de côté chaque mois toute votre vie au lieu de vous payer des cafés au lait comme vos collègues, vous pouvez nager dans le pognon. Il est donc avantageux de faire preuve de discipline et de commencer tôt à investir dans un compte d’épargne libre d’impôt.

9. Résidents canadiens seulement

Les non-résidents du Canada ne peuvent pas ouvrir de CELI. Si vous quittez le pays après en avoir ouvert un, vous pouvez conserver votre compte mais ne pouvez rien y déposer tant que vous ne résidez pas au Canada.

10. Stratégie à faible risque

Puisque les pertes en capital des mauvais placements détenus dans votre CELI ne peuvent être déduites, il est préférable d’opter pour des actions de premier ordre à haut dividende. De plus, comme la cotisation maximale annuelle n’est pas assez élevée pour bien diversifier votre compte, il est logique de choisir des placements comme des fonds négociés en bourse qui représentent un vaste échantillon de sociétés cotées.

Première publication dans le Toronto Star le 3 décembre 2012.

Article connexe :

Votre situation financière est-elle saine?

Réalisez plus tôt votre rêve d'accession à la propriété